mercredi 15 décembre 2010

2 ans et quelques salades.

Mi-août, des amis de Birmingham qui passent chaque été (hiver) quelques semaines à l'hôtel Paradis nous ont amené le plus sympa des cadeaux... enfin à mes yeux... tout est relatif et ne culpabilisez pas si vous recevez une magnifique coupelle en argent ☺
Comme ils étaient allés au Chelsea flower show (expo célèbre et populaire de fleurs et jardins où la reine se rend chaque année) et ils m'en ont ramené 4 sachets de graines de salades variées. Avec 5 qualités différentes dans chaque paquet j'ai 20 variétés.
J'ai cherché un sac de pousse (growing bag) comme ils vendaient en Angleterre dans lequel on fait pousser les légumes. Comme je n'ai rien trouvé de tel ici, je me suis contentée d'ouvrir 4 fenêtres dans un simple sac de terreau. Quelques jours ont suffit pour apercevoir les premières pousses et 3 semaines pour manger les premieres feuilles de salades.

J'ai assez vite transvasé le tout dans une grande caisse avec de la simple terre au fond et maintenant je regarde mes salades pousser sous le cocotier pour qu'elles soient au soleil sans trop car le soleil cogne déjà pas mal ces temps et nous allons vers le plein été!
Tous les 2-3 jours je coupe au ciseau mes feuilles de Sorrel de bellevile, Chervil corn de cambrai, Laitue rougette de Montpellier, rocket, Epinard, Lollo Rossa et autre Moutarde... et je me régale. Merci, c'est le meilleur des cadeaux... avec les Ferrero rocher bien sur ☺☺

lundi 13 décembre 2010

Albion-Pointe aux sables A-R

Une balade libre et facile à faire est de partir du phare d'Albion et de remonter vers le nord par la côte jusqu'à Pointe aux Sables. L'Aller-retour prend 2h30 environ. En revanche mieux vaut éviter la période d'été car il n'y a aucune zone d'ombre.
Sur le chemin on passe une prison et une station d'épuration. Vu la direction du vent, nous avons eu des relents fort désagréables à l'aller. Du coup, au retour, nous avons choisit de dévier notre chemin pour contourner l'obstacle olfactif et avons fait un bout de chemin sur la route goudronnée.
Ce jour-là il a fait fort beau et la clarté des trous d'eaux donnait envie de s'y rafraîchir. "Mes" mauriciens se remémoraient leur apprentissage de la natation en famille quand ils étaient petits.
A cet endroit, pas de plages, seulement une côte de falaises.

Le phare toujours en fonction se tient fier isolé. Pas de visite aujourd'hui vu qu'on l'a tous déjà faite plusieurs fois, mais si vous ne l'avez jamais vu je la recommande fortement.

samedi 11 décembre 2010

Un petit air d'Eileen Donan!

En allant sur l'est nous sommes passés par Valetta et sur le réservoir j'ai aperçu ce tronc d'arbre qui m'a fait pensé à notre chère Ecosse et son château d'Eileen Donan. Même les nuages y étaient!

Voici "l'original" que nous avions acheté à l'époque à un ami peintre du côté de Glasgow. Ah, Ecosse quand tu nous tiens, la nostalgie revient! De partout on engrange de magnifiques souvenirs et c'est le plus important. Profitons des moments présents et chérissons le passé comme de belles expériences.
D'ailleurs, Reading aussi a son rappel écossais avec ce Nessie ... dans un parc ... par une fraîche journée d'automne!

jeudi 9 décembre 2010

On prend la même et on recommence

... enfin, pas tout à fait!
Ce mardi, nous avions choisi de retourner dans le chassé Senneville/La Mivoie avant la saison des cyclones et donc des pluies. Nous y étions allés fin janvier et dieu que la différence est énorme! Depuis des mois il y a très peu de pluies et la sécheresse nous guette.

Comparatifs des balades du 26 Janvier 2010 ... et du 7 décembre 2010

Pas de souci pour la traversée cette fois-ci tant le niveau du ruisseau est dramatiquement bas.

Pour les bêtes, pas de pâture mais des granules pour qu'elles puissent tout de même se sustenter.


J'avais fait mon blog à l'époque "safran et anis" en comparant 2 points d'eau l'un de couleur ocre et l'autre dans les verts. Nous sommes passés vers safran et il n'y a plus qu'un creux de terre rouge. C'est assez désolant de voir tout aussi asséché.

Le lit de la rivière a tant rétréci que l'on a un "boulevard" pour marcher au sec.
Quelle belle balade tout de même et quelles belles vue nous avons eu, entre autre sur la Tourelle, Rivière Noire et le lagon.

Quand on regarde un tel paysage, on oublie où l'on est, c'est le dépaysement total. On ne peut que se poser un instant, savourer notre chance d'être là et admirer.
Qui se serait cru à Maurice dans un tel décor? ... nous, comme nous sommes "les passe-partout", nous découvrons tous les aspects de cette merveilleuse île, que ce soit
les lagons et cocotiers des vacanciers,
les villages et champs des gens
ou les chassés d'accès limités.

mardi 7 décembre 2010

Triathlon de l'Océan Indien 2010

Pour la deuxième fois j'ai assisté au triathlon de l'Océan Indien le mois dernier. Si une petite cinquantaine d'étrangers/européens étaient présents l'an passé, plus de 120 sont venus, mais l'ambiance est restée la même, très relax. Heureusement, cette année pour la natation il ont eu moins de courants contraires, avec un lagon clair et calme.
Laurent Jalabert était à nouveau présent et à fini 2 ème. La sortie à l'australienne en cours de nage était à nouveau de mise.
Dès la sortie de l'océan il faut vite se préparer pour les 55 km de vélo passant par Chamarel.
Voici le vélo avec roues révolutionnaires, non encore commercialisées, d'Olivier Marceau.
Comme l'an passé, c'est avec "facilité"... ne lui dites pas... qu'Olivier Marceau a remporté ce triathlon. Incroyable de le voir nager, pédaler ou courir sans avoir l'air de forcer. Il est arrivé "frais comme un gardon!" Il faut dire que ce champion est un habitué des marathons longue distance. Ceci dit chapeau car je me verrai bien incapable d'achever une telle performance, surtout par une chaleur pareille!
Bel homme et belle performance!

Et nos locaux alors? et bien, il y avait les triathlètes à proprement parlé, mais aussi des équipes et parmi eux Yan de Maroussem que l'on connaît bien pour être l'organisateur de balades dans les montagnes environnantes. Son équipe a fini première et de loin. Avec son short long et ses baskets usées, le présentateur avait gentiment mentionné que même des vacanciers participaient, sans savoir qu'il parlait d'un coureur mauricien redoutable bien connu sur son île et qui a fait une course digne des meilleurs!
Tout cela partant et arrivant au Morne sur la plage devant et voisinant les Pavillons. Un vrai paradis que ce coin là!

samedi 4 décembre 2010

Ravenal, un bleu electrique

En automne, votre printemps, j'ai trouvé ces drôles de graines bleu. En fait la graine elle-même est noire, dure et recouverte d'une pellicule bleue qui ressemble à s'y méprendre à du 'sac plastique'.
2 semaines plus tard nous avons eu l'occasion de tomber sur les gousses du ravenal, ou arbre du voyageur, toujours dans le même coin du côté de Chamarel/Côteau Raffin. La gousse était extrêmement dure et impossible à ouvrir du coup j'en ai pris une grappe et l'ai laissé sur une étagère à la maison.
Comme mes amis qui en avaient pris, les gousses ont éclaté d'elle même, pour laisser entrevoir ces fameuse graines. Fait étrange, il semblerait qu'à un jour près toutes nos gousses se sont ouvertes en même temps. A ce jour, 6 mois après, la couleur est toujours intacte même si les graines se sont un peu ratatinées.
Le ravenal, arbre ou plutôt plante herbacée endémique de Madagascar, est une plante envahissante ici qui pose problèmes à beaucoup endroits où sa croissance rapide en fait une peste végétale qui empêche les plantes endémiques de Maurice, lentes de croissance, de se développer.
A pleine maturité, la plante peut atteindre les 10m. Dans certains pays, les fibres tirées de ses feuilles sont utilisées comme pâte à papier, et différentes parties sont utilisées comme matériaux de construction des cases végétales traditionnelles.
Nous parlions de ces graines avec Kavita et sa maman et aucune ne les connaissaient pourtant autrefois, cette dernière utilisait les gousses en remplacement du bois pour le feu.
Son nom arbre du voyageur vient du fait que la plante récolte de l'eau dans sa base et ses feuilles permettant au voyageur assoiffé de se désaltérer. Lors de notre balade à la montagne de Laselle, Cyrus a utilisé un des bâton de sk. ... euh, non de marche pour percer les feuilles.
Effectivement l'eau est sortie quelques instants en cascade et l'on a pu se désaltérer avec cette eau qui avait un goût assez neutre tirant très légèrement sur le sucré, mais à peine. Comme si l'on avait mis littéralement 10 grains de sucre dans 50cl d'eau pas plus.
Très septique au départ vu que l'arbre est aussi de par sa réserve d'eau dans le creux des feuilles une "pépinière" à moustique, j'ai compris que l''eau que l'on buvait venait du coeur de la plante et non d'une stagnation. J'ai donc goûté et... approuvé! J'aime quand mes amis me font découvrir de telles choses. Eau de ravenal, roussaille, bilimbi, poivre rose ou goyaves oui merci c'est un bonheur... Quoi que je ne renouvellerai pas l'expérience de croquer dans un noni. C'était infâme... pire même! non merci Geneviève, même bon pour la santé, je passe.

jeudi 2 décembre 2010

Le Morne Brabant

Nous avons eu l'opportunité de retourner sur le chassé appartenant à la famille Gambier et qui comprend le tour complet du Morne. Celui qui va avec Yan de Maroussem (Yanature.com) passera aussi sur ces terres pour accéder jusqu'à la croix qui est sur les terres de l'état... accessoirement patrimoine de l'Unesco. Nous l'avions fait avec lui début janvier de cette année et cela est un must mais par belle journée pour apprécier au maximum et en étant au mieux de sa forme car la pente est raide et ardue.
Aujourd'hui c'est le tour que nous faisons et cela prend 3 bonnes heures mais sans se bousculer. On a une vision du Morne très précise et j'ai aimé le prendre en photo sous un autre angle qui donne une toute autre perspective.
La vue sur le lagon que ce soit côté sud (photo) ou ouest (photo ci-dessous) est toujours aussi fascinante.
John et Marie-C n'ont pas encore pu nous rejoindre pour leur été mauricien et nous tenions à leur envoyer pleins de bisous. On pense fort à vous et à bien vite.

Vers la fin de la balade, nous avons aperçu quelque chose "blaguebouler" et bien vite se redresser sur ses petites pattes frêles. C'est un bébé tang, le hérisson mauricien, qui a du s'éloigner un peu trop de son nid. Trop mimi cette petite boule de poile qui essayait tant bien que mal de progresser dans la pente raide.