dimanche 14 août 2011

Cape Tribulation

   Le pays est vaste et Célia m'a fait découvrir la forêt de Daintree qui représente 0,1% de la superficie du pays! 
    Nous avons longé la côte et vu plages après plages désertes. Notre finalité était Cape Tribulation à 110 km au nord de Cairns au milieu de cette forêt tropicale et pour cela nous avons traverser la rivière Daintree avec ce panneau que l'on rencontrera maintes fois aux abords des ruisseaux : ⚠ baignades interdites, attention aux crocodiles.
   Nous avions réservé au Cape Trib Beach House, une chambre dans un bungalow de 3 planqué au milieu de la végétation. A notre arrivée les 2 autres étaient occupées par une famille qui ... le monde est petit... ont reconnu Célia de la piscine où elle travaillait à Cairns.
   J'ai découvert d'où vient l'art aborigène en allant sur la plage. Ils mettent beaucoup de petits points dans leurs créations et là j'ai trouvé l'inspiration avec les "chefs d'oeuvres" réalisées par les petits crabes devant leur trou (milieu droite). Ils rejettent le sable en boulette réparties tout autour. J'y ai laissé mon souvenir éphémère!
   Ensuite pour la couleur il faut choisir des petits cailloux/galets tendres que l'on humidifie puis frotte sur une pierre pour obtenir une peinture "minérale"(milieu bas). Ne reste plus qu'a peindre (haut droite) et Célia a choisit de me faire une tortue (bas droite). C'est avec cela qu'ils se dessinent le corps quand ils font des fêtes traditionnelles ... ou "jouent" à l'aborigène typique dans les villes, comme à Sydney, pour récolter un peu d'argent.
"Le Casoar à casque (Casuarius casuarius) est un très gros oiseau d'un mètre soixante-dix de haut, pesant jusqu'à 70 kg, au plumage ressemblant à une chevelure, noir, rêche, avec un casque vert-brun qui surplombe la tête, un cou et une face bleue, une nuque verte avec deux caroncules rouges pendant sous le cou. Ses pattes sont grosses et puissantes, terminées par trois doigts; le doigt intérieur porte une griffe aussi dangereuse qu'un poignard. Mâle et femelle ont le même plumage, mais la femelle est plus grosse, avec un casque plus haut et des parties dénudées plus colorées. Les jeunes ont un plumage brun avec les parties dénudées plus pâles que les adultes.Son nom vient de son nom indonésien "casuari"." 
Plus gros membre de la famille des casoars, le casoar à casque se trouve dans les forêts tropicales humides des îles de Aru et Seram en Indonésie, en Nouvelle-Guinée et dans le nord-est de l'Australie. Il est très difficile à voir.
C'est un animal solitaire qui vit en couple uniquement pendant la saison des amours qui dure de juin à octobre. Le mâle construit un nid sur le sol dans lequel la femelle pond 4 œufs. Alors que la femelle s'en ira aussitôt après, éventuellement pour s'accoupler avec un autre mâle qu'elle choisira, le mâle va couver les œufs et élever les petits pendant une année au moins. Il est très dangereux à ce moment-là." : Wikipédia
   Le plus près que je me sois approché de cet oiseau est par ses crottes que l'on a vu lors de notre sortie de nuit (bas droite). Célia avait eu la chance d'en voir un dans un verger, car il adore les fruits, puis traversant la route, mais rares sont ceux qui le voient (en haut). Il est en voie d'extinction ce qui pose un gros problème car de nombreuses plantes dépendent de lui pour se reproduire. En ingérant, digérant puis rejetant les graines l'oiseau les rend fertiles. Sans ce processus, elles resteront stériles! Ceci est vrai notamment pour la grosse graine du podocarpus (prune violette milieu bas).
  Nous voulions voir des serpents et alors que nous mangions au restaurant, dans la cour en dessous un serpent d'arbre à traversé le jardin (haut gauche). On n'a pas pu le voir mais il a le ventre vert. Des araignées il y en avait plus que voulu et j'ai mieux aimé les papillons en nombre et de coloris différents mais en perpétuel mouvement. 
   Nous avons choisi de faire un marche en direction du nord car la carte nous indiquait un point d'eau sympa. Nous sommes bien arrivées dans le coin, mais n'avons pas osé nous enfoncer dans la forêt sur un semblant de chemin non balisé et ne saurons jamais si cela valait le coup. La perspective du croco au détour du chemin ne nous tentait pas. En revanche nous avons observé les voitures traverser la rivière (haut droite). C'est la route... ou devrais-je dire piste... la plus direct pour aller sur Cookstown; elle est praticable, à partir de cette zone, uniquement en 4x4. A chaque passage de rivière, le chauffeur descend et traverse en reconnaissance pour s'assurer qu'il n'y a pas trop d'eau ni trop de courant. Ceci est impératif!

jeudi 11 août 2011

Cairns - QLD S 16˚55' E 145˚46'

    Sydney ... fait. Plongée sur la grande barrière de corail ... fait. Allez, partons à la découverte de Cairns bourgade de quelques 100 000 habitants au nord-est dans le Queensland, à 346 km au nord de Townsville... et 800 km au sud de Cape York (1 des lieu où Célia a fait une expédition). Brisbane au sud ou Sydney se trouvent respectivement à 1707 et 2420 km. 
   Fondée en 1876 elle doit son nom au gouverneur fondateur de l'époque William Wellington Cairns. La ville a servi de centre économique pour les chercheurs d'or de l'Hodgkinson, mais a connu un déclin quand de nouvelles voies d'accès par Port Douglas furent développées. De nos jours la ville sert toujours de point de départ pour les produits de la région comme la canne ou les minerais, mais elle est surtout devenu un lieu touristique avec le développement des sorties sur la barrière de corail. Il y a un nombre incroyable de "backpackers" qui s'y arrêtent. De partout où l'on circule il y a des auberges, hôtels ou lieu de résidence à cet effet... courage, fuyons!!!  Pourquoi, ah oui je ne vous avais pas vraiment expliqué. J'ai testé la formule à Sydney et... et bien plus jamais c'est tout. C'est bon pour les petits jeunes tout frais émoulus, pas pour moi. Tout de même, cela restera un souvenir dont on rigolera!
   Revenons à la ville. Avant l'arrivée des colons européens, la région était occupée par les Irukandji, descendant de peuples aborigènes (arrivées sur le continent il y a environ 40 000 ans). C'était une région de mangroves et marécages et elle a été comblée par les roches de collines voisines, des boues séchées, des déchets de scieries de la région et des matériaux évacués pour construire la voie de chemin de fer reliant Herberton à Atherton. Le port fut crée en 1906 pour exporter les production locales.
   La ville est plate donc il est facile de naviguer en vélo ou à pied. Les rues sont comme j'aime à angles droits et on loge sur Martyn street, à 15 mn d'un centre commercial et 20 mn du front de mer. 
    Sacré front de mer avec ses 2,5 km de piétonnier et piste cyclable! Un régal pour s'y balader ou y faire des activités. Il y a un climat tropical et chaud avec en été (nov-mars) une saison de mousson et en hiver des températures douces. J'ai été surprise de découvrir des barbecue en accès libre répartis sur la longueur avec des noms d'oiseaux pour que les personnes puissent ce donner rendez-vous au héron ou à l'aigrette. Il suffit d'amener son casse-croûte car il y a la bouteille de gaz et même un point d'eau. Le soir le coin est très populaire et il semble que nombre mamans organisent les anniversaires de leur enfants en plein air. Normal quand on voit le nombre d'aires de jeu en libre accès. Des tout-petits au plus grands il y a des aires jeux, des aires aquatiques (jeux d'eau avec jets et bassins (milieu bas) ou une immense piscine (haut gauche) faisant face à la mer équipée de cabines pour se changer), un skate parc où se côtoient le post-ado avec sa planche de skate et le môme de 5 ans avec sa patinette.
  Et nous, et bien on s'est baladé et aussi amusé sur les appareils de gym répartis en plusieurs stations (haut droite).   
  C'est chouette de voir tous ces animaux différents dont on n'a pas l'habitude en pleine ville. Ceux-ci restent tout de même à distance raisonnable... Il vaut mieux car il y a des canaux et parmi les animaux il en est que l'on préfère ne pas avoir dans son jardin comme il y a peu. Un crocodile d'eau douce était sorti de son canal pour explorer les rues environnantes, et ce à quelques bloc seulement d'où loge Célia. Cela fait la une des journaux à Sydney, mais ici, c'est assez commun pour ne plus être étonné, juste être prudent et appeler les services appropriés. 
    J'ai découvert une nouvelle activité appelé le pole. Nous on a l'image des filles dans des bars le soir, mais ici c'est très populaire et pratiqué comme un sport. Ils font des spectacles, mais aussi des compétitions. Je me suis bien amusée à essayer de grimper, croiser mes pieds, serrer mes cuisses pour coincer la barre et me lâcher en arrière. Célia y arrivait bien et la 1ère impression est que l'on va glisser, mais en fait ça tient bien. Tout ceci au pris de quelques bleus tout de même quand on se lance pour tourner et que l'on claque un talon sur l'autre jambe :) J'ai adoré!
   A 10 mn à peine, en voiture, du centre ville direction Trinity beach, nous sommes allées à la recherche des wallabies. Certains les considèrent comme des pestes et les apprécient peu ou pas, mais dans l'ensemble ils font leur vie tranquille. Chez nous le long des routes il y des champs de vaches, et bien là c'était un champs de wallabies. La différence est qu'ils ne sont pas parqués mais sauvage. Ils arrivent des collines environnantes et doivent traverser la route ... à un fort coût pour leurs vies vue que c'est une voie express... pour venir pâturer dans ce beau champs. Cela aussi était magique!
   Comme nous sommes en territoire de forêts tropicales, il y a du bambou à foison le long des chemins. Entre eux qui sont géants, et les autres arbres encore plus géants, on se sent tout petit.
   Dans le jardin Publique/botanique se trouve un lieu appelé le Tank qui veut dire réservoir. A l'origine, lors de la 2ème guerre mondiale, la Royale Navy australienne a fait construire 3 réservoirs cachés parmi la végétation dense de la forêt tropicale. Une canalisation amenait le fuel vers la jetée de Trinity. 
   A l'abandon de nombreuses années, le council a racheté le terrain qui fait parti aujourd'hui du jardin botanique de 38 hectares, pour développer des lieux de cultures que ce soit expositions, rencontres ou spectacles. Aujourd'hui l'endroit est très populaire. Nous sommes allés voir le "théâtre" (haut gauche et milieu bas) et dans celui d'à côté une exposition (milieu haut et bas gauche).

lundi 8 août 2011

Des coraux à gogo.

  Je raconte beaucoup, alors là je laisse parler les images.
  La grande barrière de corail n'est pas extrêmement colorée, mais très diversifiées. Nous n'avons qu'une grosse gorgone comme cela mais elle était vraiment belle (avec Célia en arrière plan).
  Les elenphantotus de blue bay ici sont plutôt verts (haut droite).
  La variété est infinie.

   Là j'ai regroupé les gorgones et autre coraux mous du genre. Des forêts sous l'eau! 

  Pour les anecdotes, j'ai oublié de mentionner qu'il faut prendre soin de soi et être à l'écoute de son corps: 
       - Si vous boitez et que vous êtes en tatanes, n'accusez pas l'ampoule au talon faite par la palme.
       - Si vous basculez/tombez, n'accusez pas de suite le poids de l'équipement et des bouteilles.
  Peut-être est-ce la fatigue ? 3 jours/2 nuits mémorables, 11 plongées avec toutes ces marches à descendre puis remonter en sortant de l'eau ont pu diminuer la résistance. D'ailleurs c'est sûrement le cas car le mercredi en plus d'une ampoule récalcitrante à soigner après tous ces bains d'eau de mer je boitais beaucoup et le jeudi soir ma cheville était toute gonflée et je ne pouvais plus marcher. Heureusement 2 jours de repos ont suffit à apaiser ces douleurs et diminuer le gonflement. On est pris dans l'ambiance, on suit joyeusement le flot et l'on en oublie de s'écouter. Incident mineur pour plaisir majeur !
   La prochaine fois c'est avec toi mon mam, j'y compte!

samedi 6 août 2011

Pas de baleines, pas de baleines...

      Nous étions bien dans la saison des passages de baleine mais pena Minky sur notre passage. 
   En revanche, plusieurs fois nous avons pu voir de grands barracudas. Pas très sympa cette gueule en avant. Je ne les ai jamais observé faire autre chose que rien! Je suppose qu'ils doivent ouvrir la bouche de temps en temps et s'engouffrer quelques poissons, mais rien vu de cela, et en plus il y a plein d'autres poissons qui nagent aussi dans la même zone donc je me demande qui ils "croquent" car les nageurs autour d'eux n'ont pas l'air affolés.
   Parmi les requins vu, point de requin-baleine, plus gros poisson au monde, que l'on peut potentiellement voir, mais 1 assez gros de loin et plusieurs fois des requins pointes blanches ou requin corail. Observez l'extrémité de ses nageoires cela le rend facile à reconnaître. Trianodon obesus n'excède pas les 1,60 m et est courant dans ces eaux entre 3 et 40 m. On l'a aussi observé sur le fond se reposant ce qu'il est le seul à pouvoir faire car les autres espèces pour respirer on besoin du mouvement et ne peuvent rester statiques.
   Lors de la 3 ème plongée nous étions nous 3 les filles et avons pu observer un grand moment un de ces requins. Je savais qu'il y avait des petits labres nettoyeurs qui suivent souvent les poissons, mais là il y avait aussi 2 gros poissons qui le suivaient. Il tournait autour d'un gros corail et on s'est posté pas loin pour le regarder, prendre des photos et même filmer. Il a fait 3 ou 4 tours tranquillou puis ... tadadadadadadada (mettez-y l'intonation!) ... a changé de direction (vidéo sur facebook) et s'est orienté vers nous. Alors là on a le coeur qui accélère un peu tout de même  surtout quand il passe en arrière hors du champs de vision. En fait monsieur... ou madame d'ailleurs... faisait probablement son repérage d'intrus et à très vite repris son cheminement autour du massif corallien suivi de ses 2 acolytes poissons.... et nous, on l'a laissé heureuse de notre découverte. C'est un timide qui est inoffensif pour les plongeurs et il se nourrit de petits crustacés, poissons et poulpes.
   Chris nous avait aussi expliqué qu'il y avait des "stations de nettoyage" pour poissons. En entendre parler est une chose et l'on imagine mal, mais le voir c'est tout simplement bluffant. Pour ceux qui ont déjà vu les vaches attendre dans le champs leur tour à la "station de traite" et bien c'est un peu pareil. Il y avait un poisson perroquet immobile avec un labre nettoyeur autour de lui et quelques instant plus tard, ce 1er est parti et un autre perroquet qui était tout à coté s'est "garé" et a laissé le labre nettoyeur s'activer autour de lui avant lui aussi de reprendre sa route. C'était trop rigolo!

jeudi 4 août 2011

♪ ♫ Des tous petits et des géants ♬ ♪

   Avec toutes ces plongées, c'est sur on fait de belles rencontres, et encore une fois que du bonheur toutes ces couleurs et variétés. 
    J'agrandis mes découvertes dans toutes les familles que ce soit Papillon, Labre, Ange ou Baliste. Je n'en reviens pas qu'un poisson puisse se parer de telles 'tuniques'. Regardez moi ce labre arlequin (h en anglais!) qui combine rayures et dégradés de couleurs.
  Trouver ce que c'est n'est pas évident s'ils font parti de ceux qui changent de couleurs ou dessins lors de leur croissance. Il y a une grande quantité de papillons et j'avais du mal à identifier celui de gauche (bas). Finalement c'est un juvénile... en transformation... et adulte il sera avec des rayures intercalées de lignes pointillées. Il s'appelle papillon coucher de soleil (chaetodon pelewensis 12cm). Ulieta s'appelle aussi à faucille ou à selle selon les références (internet, livres) trouvées. J'aime bien les balistes et ce petitout (vermiculé - Pseudobalistes fucus) était mignon, Mignon, oui mais il devient facilement agressif en grandissant donc attention.
  Les poissons ange rencontrés jusqu'à présent étaient de bonne taille (20 cm et plus), mais celui-ci bicolore ne dépasse pas les 15 cm. De plus je me fis à la forme et dans ce cas j'ai pas mal cherché car je ne savais dans quelle catégorie le mettre.
  Poisson lapin? rigolo comme nom n'est-ce pas! Ce nom lui vient de la forme de sa bouche, ses yeux larges et sa timidité. Siganus doliatus ou lapin à stries jaunes (photo) ne mange pas de carottes bien sur, mais il est tout de même herbivore.
  Le brème (Scolopsis bilinéatus 23 cm) à côté fait un peu pale figure!
  Le nigropunctatus avait du jaune ce que je n'avais jamais vu chez nous. Très joli! Je ne sais pourquoi cela m'a rappelé les sucettes chupa chups au lait et caramel qui avaient ces couleurs ☺☺. J'aurai bien aimé voir le ballon étoilé se gonfler car j'ai vu des photos et il gonfle son ventre ce qui distant la peau et donc les dessins du corps (arothron stellatus 50 cm). Bien sur le faire gonfler veut dire le stresser alors nous n'avons pas fait.
  Regardez le bec du perroquet, costaud non? Pour gratouiller les coraux durs il faut bien tout cela. Le poisson feuille était bien planqué, pas comme le mérou (Plectropomus laevis 110cm) qui semblait regarder le requin faire ses tours de corail (vidéo sur facebook).
 Voici 2 bébés qui ne ressembleront plus du tout à cela une fois adulte. Bébé Gaterin (Plecthorhincus chaetodonoides - sweetlips, 72cm) se baladait loin de maman.. ou papa (bas gauche). Le Vivaneau (Macolor niger - snapper, 66cm haut droite),est lui aussi bien plus joli juvénile.
   Je n'ai vu qu'un seul scorpion (ptérois antennata bas droite) et ce poisson (milieu bas) que je n'ai pas su classer mais dont j'ai aimé ses couleurs argentées.
   Lors de la plongée de 6h30, nous avons trouvé un regroupement de poissons perroquet énormes. Le soir ils se regroupent pour dormir et bientôt vont se séparer pour vaquer seuls à leur occupations. C'est la plus grosse sorte de perroquet pouvant atteindre 1,30 m et peser jusqu'à 46 kg. Impressionnant cette taille et ces becs ouverts laissant voir la mâchoire. Ils se nourrissent d'algues et de coraux vivants. La bosse ne se développe qu'à l'âge adulte et ils s'en serve pour gratter les coraux pour se nourrir.
   L'autre "monstre" vu se tenant sous notre bateau le dernier jour fut le fameux labre napoléon. Vous vous rappelez, un des seuls à manger les "vilaines" étoiles de mer couronne d'épine. Cette espèce de grande taille peut atteindre 2,3 m et peser 200 kg. Je ne sais combien faisait "notre" monstre mais sur la photo de droite on peut y voir juste derrière un plongeur tout petit bien que pas si loin que cela! Il vit au moins 30 ans mais n'atteint sa maturité sexuelle que vers 5-7 ans. Habituellement il mange des mollusques, échinodermes (oursins, étoiles de mer) et crustacés, mais celui-ci a du comprendre que à chaque venue du bateau quelques restent de nourriture seraient jetés par dessus bord.
   C'est très impressionnant de se retrouver face à de tels géants!

mercredi 3 août 2011

P..... que ça fait mal!

Le ciel a pleuré
Toute la journée
Et mon coeur est noyé
Mes joues inondées.
On part toujours trop tôt,
Pour aller là-haut
Mais là vraiment Alain, 
Ce n'est pas malin!
Dis, mon cousin
J'espère que là-bas tu es bien.
Plus de souffrances aujourd'hui, 
Mais cruelle est la vie.
C'est super hard ...
Repose en paix à Fontgillarde.
Et toi François,
Tu me laisses sans voix.
Bien sur tout à une fin,
Mais comme je suis chagrin.
Pendant tant d'années,
tu m'as guidée,
Soutenue, conseillée,
Tu vas me manquer.
Je t'ai tant aimé
Tu étais un pilier.
Tranquillement tu t'es en allé
Vers cette nouvelle contrée.
Nous prendrons soin de Mathé
Dans nos vies elle restera
Autant que dans nos coeur tu seras.

lundi 1 août 2011

Un Clown la Nuit, Vole-t'il?

   Je plonge, je me douche, je me change, je mange. Je plonge, je me douche, je me change, je mange. Je plonge, je me douche, je me change, je mange... etc... Voici le quotidien du plongeur "en mission". Et oui, on a eu l'impression de ne faire que cela, ce qui est exact au final, mais il n'y a pas d'autres alternatives car pour plonger il faut être en forme et quoi de mieux pour de se requinquer que de bons petits plats!
   L'équipe sur le bateau semblait ne jamais s'arrêter (hormis la nuit s'entend). Le premier jour au petit déjeuner, la cuisinière avait sur son comptoir 2 beaux potirons et l'on a apprécié ces 3 jours durant, non seulement sa divine soupe de potiron à la crème mais aussi d'autres produits frais (salades, légumes, fruits, viande). Alors là, nous avons été agréablement surprises de manger aussi bien et varié.  Les gâteaux de l'après-midi ne faisaient pas long feu!  
   De plus, tout le personnel mettait la main à la pâte et donnait un coup de main tant au ménage qu'à la vaisselle. Chapeau!
  Et nous pendant ce temps-là, on plonge, on se douche, on se... ok vous avez compris. Quel plaisir c'est sur, mais aussi parfois on se demandait comment on allait bien pouvoir trouver l'énergie pour la plongée suivante. Quand le vent souffle, que la combinaison est mouillée de la plongée faite 2 heures auparavant, qu'il fait moyen beau même plutôt gris, si on y pense c'est un peu dingue d'y retourner, mais tout le monde est dans le même bateau, l'ambiance est joyeuse et l'on oublie les petits négatifs d'autant plus vite qu'une fois dans l'eau c'est le bonheur tout simplement. Cette sensation d'apesanteur, de liberté et oui même harnachées de notre matériel si lourd en surface, ce calme avec pour seul bruit notre respiration, on est dans un autre monde où le temps semble s'arrêter... enfin par trop car il faut toujours garder un oeil sur son ordinateur. 
   Communiquer sous-l'eau est parfois cocasse. Notamment lors de notre 1ère plongée quand après toutes les instructions et directions nous savions que l'instructeur était là mais finalement au bout de la corde semblait avoir disparu et c'e´tait en fait mit en retrait et nous observait. Chacun de nous regardions autour à se demander ce qu'il se passait, s'il fallait s'orienter par nous même. Quelques minutes rigolotes de mouvements gesticulations, puis le compas à pris le dessus et nous étions en route. Je dois dire que sur ce coup là, les gars étaient discrets et nous ont bien laissées nous les 3 nanas prendre la décision. De beaux souvenirs, c'est sur!
   Les clowns dorment certainement la nuit et ne volent pas, mais ils sont en nombre et d'une grande variété. De petits dans de grandes anémones autant qu'un gros ( Amphiprion melanopus-milieu droite)  dans une riquiqui. Il n'y a pas que Némo au monde des clowns bien qu'il soit probablement le plus joli de la catégorie (bas gauche - Amphiprion percula 11 cm). J'ai découvert (et coché dans mon livre) les Amphiprion : chrysopterus (16cm haut droite), akindynos (12 cm haut gauche) et perideraion (10cm bas droite). Toujours en mouvement, se planquant dans ou derrière l'anémone mais aussi curieux  en se positionnant de face, il n'est pas si évident que cela de faire la photo voulue!
   L'avantage en mini groupe de 2 ou 3 est que l'on peut se poster plus longtemps si l'on veut sur un endroit. D'un autre côté dès que l'on expire, c'est un petit recul en arrière pour l'acclimatation car les poissons fuient ce bruit et ces bulles. Retenir sa respiration serait dangereux alors on ne s'y amuse pas, même si l'on s'aperçoit de temps en temps qu'on le fait naturellement sur quelques secondes. Surtout toujours respirer est une des règles de survie de la plongée.
   Plus d'info sur Némo et ses copains ? :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_clown
  "La nuit s'est génial tu verras, c'est beau, bluffant". C'est un peu le langage que j'ai toujours entendu, mais moi la nuit et bien cela me flippe. Entrer dans cette eau sombre où l'on n'y voit que dalle, c'est angoissant.
   Le 1er soir, la pression monte au fur et à mesure que l'heure tourne. Je suis à mon poste de "survie" sur le pont supérieur et j'essaie de ne pas y penser, mais le jour tombe et la nuit est là, une larme coule sur ma joue. "j'y arriverai, je le ferai... Si cela ne va pas, ne fais pas... Quoi, moi abandonner, ça va pas non! Je chiallerai, mais j'irai." L'envie sera plus forte que la peur de cette immensité sombre, je sèche mes 3 larmes et hop je rejoins les autres prête à affronter un 'démon'.
  Conclusion, pas un immense plaisir ça c'est sur et en plus je n'ai pas eu l'impression de voir grand chose à commencer par Célia (haut gauche). L'eau étant relativement trouble le faisceau de notre lampe éclairait les particules et cela 'brouille' la vision. Le perroquet que j'avais tant envie de découvrir dormant dans sa bulle était planqué dans un recoin (milieu droite), la tortue et le requin au sol dormaient et la seule chose d'intérêt ... pour moi qui aime découvrir du nouveau... fut ce ver plat jaune et noir. Piètre "récolte" pour 2 plongées je trouve. Je n'ai pris au total que 6 photos et me concentrai sur voir, trouver quelque chose.
   Amis amateurs de plongées de nuit, ne vous m'éprenez pas, je ne dis pas que c'est pas chouette car j'ai vu des tas de photos fabuleuses, mais pour moi, ces 2 soirs d'eau "particulées" n'auront pas été ce que j'ai préféré.
   Emanuele, emmènes-nous au nord comme tu dis et fais nous découvrir les danseuses espagnoles de Maurice.
   Qui vole... ou donne le sentiment de voler? et bien je dirais Mme la Tortue verte de son petit nom Chelidonia mydas et nous aussi essayons de voler à ses côté (India et Célia en haut gauche, Sylvie milieu gauche). Sympa les tortues rencontrées, elle ne se sauvaient pas vite et si avait à se gratter la carapace aux coraux (bas gauche), le faisait sans s'occuper de nous observatrices.
Plus d'info passionnantes :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Tortue_marine
                                           http://fr.wikipedia.org/wiki/Tortue_verte
   Le 2ème spécimen "volant" est la raie. C'est incroyable comme c'est joli à observer ce mouvement fluide pour se mouvoir. Nous avons vu l'espèce taeniura lymma qui est une raie pastenague à points bleus. Dans la passe St Jacques (Mu) celles que l'on voit sont très noires, mais celles-ci étaient claires avec normalement cette longue queue munie d'un dard venimeux (bas droite). L'une d'elle cependant (milieu bas) était comme un lézard ayant perdu sa queue. Repoussera-t'elle? Y a t'il encore le dard à la base ?  Peut-elle survivre longtemps comme cela ? sont de nombreuses questions dont je n'ai pas de réponses.
Plus d'info : http://fr.wikipedia.org/wiki/Raie_pastenague_à_points_bleus