mardi 23 août 2011

3 cascades sur 7

   Retour à Maurice, et retour aux marches du mardi. 
   Une balade que je ne ferai probablement pas est Piton du Milieu, car il y a trop d'impondérables se mettant en travers de notre chemin, du genre "mettre la main" sur celui qui nous laissera passer par son chassé, sur le guide, mal de dos de notre principale élément pour cette sortie ou le plus gênant, avoir une bonne météo les jours précédent, car en terrain mouillé mieux vaut s'abstenir. Il nous faut trouver d'autres nouveautés!
   Fin juillet, nous sommes donc partis par la carrière de Médine pour descendre sur la côte et remonter en direction d'Albion. Il n'y a pas de chemin à proprement parlé, que des sentiers de pêcheurs et encore pas franchement praticables par endroit. Etant proche de la carrière, toute la végétation alentour est couverte d'une fine poussière (haut gauche). La côte dans cette zone est constituée de "sable" noir (2ème gauche) mais difficile d'accès. Après moult essais et hésitations, nous avons rejoint les champs de canne (milieu). Pas notre préféré, mais au moins on ne se griffe pas aux ronces et la voie est large ce qui permet la papotte en groupe! 
    Comme tristement dans bien trop d'endroit sur l'île, il y a des décharges sauvages. Considérant qu'il y a des ramassages fréquents des éboueurs, cela m'étonne toujours devant le fait que des gens vont prendre leur véhicule pour aller déposer leur remblai loin de chez eux. Il y a un boulot phénoménal si l'on voulait éduquer les habitants sur le "ne pas jeter dans la nature". Je crains que le mal soit trop profond et que rien n'évolue jamais malheureusement. Dommage, c'est une si magnifique île sinon!
   Marc nous a fait marré quand il s'est "agenouillé/excusé" pour cette drôle de marche. Allez, on en trouvera une mieux structurée la prochaine fois. 
    Le 9 août, c'est aux 7 cascades que nous sommes allés. 2 départs possible, par le bas au niveau de la centrale hydroélectrique (haut droite) mais avec demande d'autorisation de passage en terrain privé ou par Henrietta sur le plateau avec descente pour rejoindre la centrale. Partir d'en-haut, donne une plus longue balade et surtout un superbe point de vue sur la vallée jusqu'à l'océan (bas gauche) et sur l'enfilade de cascades (Milieu, planche photo ci-dessous). On suit pour ainsi dire le lit de la rivière (bas droite) ce qui n'est pas une mince affaire quand il a plu de bonnes quantités la veille ... alors que Tamarin était resté sec!
   Ne partez pas seuls et sans téléphone portable, le chemin n'est pas évident et s'il se met à pleuvoir peut devenir inaccessible. Il y a quelques semaines, une famille française accompagnée d'un guide s'est retrouvée perdue et à du attendre jusque tard dans la soirée (21h) que les secours leur remette la main dessus! 
    Pour nous, et bien ce fut la balade hécatombe, car au fur et à mesure que l'on avançait, comme le petit Poucet on semait ... quelques personnes. A commencé tout au début par celui qui craignait le vertige, puis celui qui avait oublié son bâton de marche et se retrouvait en difficulté dans la gadoue patinette en pleine pente, puis celle qui craignait ... à juste titre soyons objectif, de glisser sur/entre les roches. Cela faisait déjà 5 abandons avant d'avoir rejoint la 1ère cascade!!! Nous en avons encore laissé 4 sur le bord du chemin pour l'escalade d'accès aux cascades 2 et 3. Je dois reconnaître que certaines parties étaient très délicates et mieux vaut sagement s'abstenir quand on n'est pas sur dans ce genre de terrain. D'un autre côté, plus on montait et plus on était exposé au soleil et donc les roches aussi qui devenaient plus sèches et sures. C'est à 6 que nous avons fini le dernier morceau (haut droite).   
    Dommage c'est sur car le lieu est très beau et vaudrait le coup d'être découvert par plus de monde. Pour les passionnés, il est possible de remonter jusqu'en haut, mais alors il faut prendre son temps car 3h, notre moyenne de temps de marche, c'est trop juste. Pour des lieux si beaux, le pays pourrait faire un effort et développer des sentiers!  

   Vu les nombreux trous d'eau, il est agréable de ce baigner dans ces piscines naturelles. Attention cependant à la profondeur si vous voulez sauter ou plonger ⚠. Il y a déjà eu des morts dans cette zone!! 

lundi 22 août 2011

Art aborigène


   D'Australie j'aurai un magnifique souvenir que Célia m'a offert. C'est un artiste de Lockhart River Adrian King qui a réalisé cette peinture. Il habite cette communauté au nord-est, à 10h de route au nord de Cairns.
   Nous l'avons fait encadré par L'Ile aux Images (Doris Bossu Picat) qui fait un boulot fantastique. Je la recommande grandement pour tous vos encadrements. Elle est à Pointe aux Sables.

dimanche 21 août 2011

Skippy et ses "amis"

   Au Koala gardens, nous avons pu approcher d'assez près toutes sortes d'autres animaux. Les serpents et crocs à courte distance et avec protection de sécurité tout de même. En revanche nous pouvions entrer dans l'enclos des kangourous et wallabies. Pas de souci, ils sont herbivores... et si on ne les agacent pas ils ne viendront pas nous boxer... n'est pas?
  Voici maman Skippy et son Joey "in the pocket"! C'est fou de voir poindre une patte, 2 oreilles puis un museau et hop il re-rentre. Agrandissez la photo et vous verrez comme la poche est déformée tant Joey est déjà grand. De la nourriture est à disposition pour leur donner s'ils ont envie. Quand ils veulent être tranquille, un coin avec barrière leur préserve un intimité... dont beaucoup profitent d'ailleurs.
  Ce Macropus giganteus ou kangourou géant à une grosse capacité reproductrice. Une bonne année, maman Skippy peut élever un jeune à ses côté tout en ayant un autre dans sa poche plus un embryon en formation. Si de mauvaises conditions arrivent ou la place est toujours prise dans sa poche, alors, elle a la capacité de freiner ou stopper le développement de cet embryon.
Plus sur :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Kangourou_géant
   Dans le même enclos se trouvaient des wallabies. De près ils ont beaucoup plus une tête de rat!
   Le wallaby des marais (Wallabia bicolor, bas gauche) est solitaire et ne s'associe jamais aux autres espèces. Il a d'ailleurs des dents, une structure de crâne et un compte de chromosomes différent des autres wallabies. Il fait 80 cm avec une queue d'environ 70cm et pèse entre 13 et 16 kg. Il vit dans les forêts humides d'eucalyptus et on le trouve sur tout l'est de l'Australie ainsi que les îles environnantes. Il se nourrit de fougères, buissons et arbustes qui lui donnent une odeur caractéristique.
   Un autre tout mimi, était le Padémélon à pattes rouges (milieu bas et droite, haut gauche) qui est un petit macropode de 2,5 à 7 kg max et mesure entre 38 et 58 cm plus une queue longue de 30 à 47 cm. Animal nocturne, il est solitaire et ne se regroupe que pour se nourrir. Il mange des feuilles, champignons ou de l'herbe. On le trouve dans le nord-est de l'Australie et la Nouvelle Guinée. C'est le seul padémélon à fréquenter les forêts humides.
   Un autre pépère tranquille faisait sa sieste : Le Wombat (vombatus ursinus, haut droite). Ce marsupial vit dans les forêts montagneuses d'Australie et sa poche sur le ventre s'ouvre par le bas pour éviter que la terre n'y entre! Il peut peser jusqu'à 40 kg et se nourrit de racines, feuilles et herbe. Comme le koala, sa nourriture est faible en énergie et il dort beaucoup.
    Serpent ou lézard ?
- Pas tous les lézards ont des pattes.
- Les serpent fixent, les lézards clignent
- Les serpents ont une langue fourchue, les lézards l'ont courte et charnue
- Les serpents n'ont pas de "trou d'oreille", les lézards ont une ouverture visible d'oreille.
    Le crocodylus johnstoni est un crocodile d'eau douce (rivière ou lac) qui peut mesurer jusqu'à 3,5m. Celui qui est sorti de l'eau (vidéo sur facebook) l'a fait ... laborieusement. Pourtant, s'il a besoin de rejoindre l'eau en urgence il est capable de lancer son corps en avant comme un cheval ... mais bien sur uniquement sur une courte distance. Il se nourrit de grenouilles, poissons crabes ou insectes.
   Le Physignathus lesueurii ou dragon d'eau australien est le lézard qui m'a le plus plus. Il vit dans le nord de Victoria, le Queensland, un peu dans le sud et le sud-est. Il mange des poissons, insectes ou fruits, est un excellent nageur et peut retenir sa respiration plus d'1/2h (2h selon un site) sous l'eau en réduisant son rythme cardiaque et éliminant le CO2 en excès par la peau.
    J'ai pris une photo de 4x4 à faire pâlir d'envie son homologue parisien qui ne connaît que le bitume. Ici, ils sont utilisés pour ce pour quoi ils ont été créés et se parent vite des couleurs locales! Le tuyau qui se trouve le long du capot et remonte jusqu'au toit, sert à l'évacuation de l'eau lors des traversées de rivières  plus profondes.
    Et voilà, après un tour rapide dans le charmant village de Kuranda, nous redescendons en utilisant cette fois le Skyrail... ou bulles Poma qui date de 1995! Vraiment un must à faire cette traversée de 7,5 km par les hauteurs sur la canopée, puis plongeant sur la vallée (milieu bas). Il y a 2 gares intermédiaires permettant de s'arrêter et faire un promenade. L'une nous a donné une magnifique vue sur les gorges et en face la ligne de chemin de fer avec la plate-forme d'arrêt point de vue. Nous sommes tombées pile poile quand le 1er train redescendait (2/j, haut droite). 
    Quel merveilleux séjour, dans un pays si immense que l'on aura toujours de quoi rêver en découvrir d'autres parties ! ☆ ✭ ☆ ✭

vendredi 19 août 2011

Kuranda Koala !

   Avant de repartir, il nous restait une attraction touristique très populaire et appréciée que l'on a voulu expérimenter: La visite de Kuranda sur les hauteurs à 25 km au nord-ouest de Cairns.
   L'accès se fait par véhicule, par train et/ou remontée mécanique (et oui, les fameuses bulles Poma). Par voiture cela aurait été plus rapide, mais en fait notre objectif là-haut est unique donc ne nous prendra pas toute la journée. Du coup nous avons choisit la formule... montée par le chemin de fer.
  1882 fut une année catastrophique en inondations et voies bloquées et la ville d'Herberton souffrait de non approvisionnement en denrées et donc de famine. Suite à cela un grand projet de train reliant Cairns à Herberton via Atherton fut décidé. Après des années d'exploitation industrielle ce train est devenu une attraction touristique avec possibilité de le prendre dans la vallée à Cairns ou Freshwater station (station intermédiaire) et à Kuranda pour la descente. C'est un très bel itinéraire avec moults ponts et tunnels. Le trajet a pris environ 1h30 avec arrêt point de vue sur des gorges et cascades.
   Quand nous étions à Cape Tribulation, nous avons vu de joli fruits genres mures roses (bas droite). Ne connaissant pas nous n'avons même pas touché et grand bien nous en a pris car dans la forêt en redescendant de Kuranda, un garde forestier nous montrait une plante et nous expliquait que c'était la pire des plantes et qu'il ne fallait surtout pas la toucher, ni la frôler. Le contact avec ses feuilles et tiges provoque la cassure de petites ampoules de silice qui pénètrent dans la peau et provoquent une sensation de brûlure très douloureuse qui peut durer des jours, voir des mois! Comme Suzon m'avait appris que dans la nature il y a souvent l'antidote à une plante toxique qui se trouve proche, on a posé la question de comment font les bushmen. Tout d'abords ils connaissent et évite la plante, ensuite, ils prennent la racine et en font une espèce de pâte gluante qu'il appliquent sur la peau lésée pour essayer d'enlever ces "bouts de verre". Un autre moyen de soulager, est d'essayer "d'épiler" la zone à la cire.
   Pour l'autre petite anecdote, avant de partir, nous regardions le train arriver en gare, et la contrôleuse est passée le long de la voie, énergiquement, près de moi et m'a tant bousculée que mon appareil photo a volé en l'air et s'est lamentablement écrasé sur le béton. Le choc, la stupéfaction et la tristesse se sont mêlés. Elle ne s'était même pas retournée! Après plusieurs tentatives de réanimation, il a redémarré, mais j'avais une boule au ventre car c'est mon appareil de plongée que j'avais pris n'en ayant emmené qu'un en Australie et dont je me faisais une règle de ne m'en servir qu'avec le caisson vu que celui-ci est spécifique à l'appareil et qu'il coûte plus cher. Mon monde s'effondrait ☹ ; le but de notre visite à Kuranda était en jeopardy. Autant dire que j'aurai pu apprécier le voyage un peu mieux. Mais bon, de suite nous avons vu un responsable, écrit une lettre et dès le lendemain, jour de mon départ, la compagnie nous contactait. Avec milles excuses, ils ont payé un nouvel appareil photo dont Célia prend précieusement soin vu que j'étais déjà partie.
   Heureusement, en attendant le mien semble avoir résisté et on a pu partir pour notre safari photo et... réaliser un rêve cher à Célia : "Cuddle a koala"
   Dans le Queensland, il est possible de porter et câliner un koala et c'était Le but de notre expédition du jour. Alors, c'était comment ? et bien lourd, avec de bonnes petites griffes et une odeur de... oui un peu... mais surtout d'eucalyptus et c'est cela que nous retiendrons : un nounours toux doux et qui sent bon. Il a tout de même fallu que je déplace ma main gauche car elle faisait ses petites crottes! Oui d'ailleurs, Tam (pour faire court) était une koala. Cela faisait 2 mois qu'elle était là.
   Chaque animal n'a le droit de "travailler" de par la loi que 30 mn par jour, ce qui fait que le centre a toute une flopée de mimi-joli koalas et contrairement au zoo de Sydney, en choisit un qui est éveillé. Ce qui est un challenge quand on considère qu'ils dorment 20 h par jour.
   On a vraiment eu le temps d'en profiter, faire des photos sans être bousculées ce qui était chouette... et mon appareil a fonctionné ... Ouf! 
   A l'entrée, on vous tamponne la main, mais comme l'encre est partie au 1er lavage après avoir câliner le koala, nous sommes retournées en faire un autre sur le bras. En plus du calin, on a pu observer des koalas de tout près. Ils s'installent fesses coincées entre un fourche de branches et dorment, se grattent (haut gauche!!) ou mangent (milieu). Regardez celui qui mange, il a un peu les yeux de Yoda!
   Le koala a une nourriture exclusive de feuilles d'eucalyptus. Il lui en faut plusieurs sortes pour la variété du coup, le centre s'est aussi doté de sa propre forêt. 
   Les jeunes marsupiaux sont appelés des Joeys, qu'ils soient le diable de Tasmanie, un kangourou ou un koala. Quand Joey atteint les 6 mois, il change progressivement de nourriture, passant du lait maternel a des feuilles pré-digérées pour que son corps s'habitue à la toxicité de l'eucalyptus et développe une bactérie appropriée. Ceci étant, le processus de digestion est long et fatiguant, c'est pourquoi le koala a besoin de beaucoup dormir, et n'a pas beaucoup d'énergie à gaspiller autre que pour se nourrir.

mercredi 17 août 2011

Encore des Tribulations

  La forêt tropicale est surtout appelée ici "wet forest" et cela veut dire exactement cela : forêt mouillée. Effectivement nous sommes arrivées avec un temps gris, puis avons eu quelques bonnes radées, surtout le 2ème jour. Du coup nous avons cherché une activité en intérieur ... 
   ... et le "bat cave" (grotte aux chauve souris) semblait parfaitement convenir. A notre lodge la réceptionniste a juste oublié de nous dire qu'en fait de grotte nous serions dans une simple pièce de 16 m2. Un monsieur nous accueille fort gentiment et nous nous acquittons des $ 5 par personne pour voir... euh, mais quoi au fait? c'est où? Monsieur taille son quartier de pomme ce qui parait étrange considérant que la place était vide auparavant il aurait pu faire son repas plus tôt. Mais non, c'est pour nourrir Sunshine, La chauve-souris accrochée à un filet de pécheur dans le fond de la pièce et que je n'avais pas encore remarqué. "Tu crois qu'il y en a d'autres?" Célia a pigé plus vite que moi que ce serait tout; une brave chauve-souris et des panneaux informatifs datant d'Hérode sur les murs. Au moins on participe au programme de protection de ces flying foxes/ renards volants. Sunshine est là depuis 14 ans car sa mère était morte et elle encore un bébé avec un aile abîmée donc ne pouvant jamais voler ni vivre dans la nature. Elle s'est accrochée au bras de Célia qui l'a nourri... du quartier de pomme. Ces grosses chauve-souris, frugivores, comme les roussettes, naviguent la journée car elles n'ont pas de radar et ne peuvent utiliser l'écho location de nuit. Leur plus proche parent est le lémur de Madagascar! Qui l'eut cru!
  Notre prochaine tribulation, fut la promenade alentour avec explication 'papier/lecture' sur la végétation. La pluie trop intense, nous contraignant à rester à l'abri, Mr chauve-souris a gentiment prêté un parapluie. Vu l'intensité diluvienne, nous attendions tout de même une accalmie. Mr est sorti, a repris le parapluie, est allé jusqu'à sa voiture, a posé le parapluie sur le toit puis s'en est allé. "Euh, est-ce l'heure de partir? Ah non il y a d'autres "clients" dans la pièce. Ben il est où?" Quelques minutes plus tard il revient toujours parapluie sur le toit et tout gentiment nous rend le parapluie plus nous en donne un second. Nous ferons donc notre tour du propriétaire!
   Dans beaucoup d'endroit de foret ou mangrove, il y a des chemins de promenade surélevés en planche (bas gauche). Nous en avons parcouru pas mal et avons pris le temps d'apprécier la végétation, notamment ces palmes à feuilles ombrelles (haut gauche).
   Coluche avait dit : "Tous les champignons se mangent, certains une fois seulement !". Moi je n'irais pas manger ceux-ci mais j'ai trouvé leur motif joli (milieu bas).
   N'ayant pu faire notre grande sortie en haut d'une montagne (6-7 heures de marche) vu la météo, nous avons réservé une sortie découverte de nuit avec Mick un guide. Sans lui, sur que l'on serait passé à côté de quasi tout... en fait tout ... car nous ne serions jamais allées la nuit dans la forêt sombre seules. Le gars était extra et passionnant. Un vrai bushman!
   Nous avons vu des grenouilles, surtout les vertes arboricoles, un beau papillon de nuit, quelques oiseaux sur un fil, quantités d'araignées dont certaines avec 4 paires d'yeux, un oeuf/nid de termites et aussi les plus beaux des lézards (Hyrsilurus boydii - boyd's forest dragon)  dormant accrochés à la verticale aux troncs. Actif de jour il bouge assez peu bien que le mâle défende un territoire de quelques 1000 m2. On le trouve facilement le long d'un tronc, et s'il est gêné, il en fera le tour pour "pense-t'il" se cacher/camoufler. Il peut atteindre 60 cm et nous avons vu aussi bien un femelle, qu'un jeune (milieu haut) et un mâle (bas droite). Sa capacité à adapter sa température à l'air ambiant le rend moins vulnérable auprès des serpents qui utilisent leur "thermo senseur" pour repérer leurs proies. Il est endémique et ne se trouve que dans le Queensland, plus précisément entre le nord de Townsville et Cookstown ( un peu au-dessus de Cape Tribulation).
   Les plages sont immenses et désertiques et il faut toujours être prudent. L'été, de novembre à mai, la côte et les estuaires sont souvent infestés de méduses et il est fortement déconseillé d'y nager, surtout non protégé, vu que certaines sont mortelles. De partout il y a des panneaux (bas droite) et des tubes contenant une bouteille de vinaigre en cas de brûlures. 
   Pour ajouter au plaisir, il faut être très prudent, encore plus près des estuaires, car il y a de nombreux crocodiles qui n'hésiteront pas à croquer de l'humain. Sympathique tout cela! On peut tout de même faire de grande balade... bien au milieu... à terrain découvert ☺
   Un autre des aléas de la vie dans ces forêts sont les chutes de pluie qui peuvent être si violentes qu'elles créent des inondations et torrents de rivières titounettes en temps normal. A nouveau des panneaux avertissent du danger de se faire embarquer près des ponts à risque (milieu bas). Mieux vaut s'abstenir de s'aventurer sur cette unique route en cas de "déluge" surtout avec notre petite voiture.
   Comme de partout nous avons eu droit à notre oiseau noir. Bien plus discret que nos mainates noirs et blancs il nous observait manger sur notre terrasse et a volontiers accepté un bout de chips (bas gauche).
   La nature est reine. La veille de notre départ nous avions vu un pauvre animal écrasé sur la route et le lendemain le nettoyeur était là, beau, majestueux (haut droite). Nous laissions la nature à ses habitants pour repartir vers le sud, la civilisation, la fin de nos "Tribulations du Cape".

dimanche 14 août 2011

Cape Tribulation

   Le pays est vaste et Célia m'a fait découvrir la forêt de Daintree qui représente 0,1% de la superficie du pays! 
    Nous avons longé la côte et vu plages après plages désertes. Notre finalité était Cape Tribulation à 110 km au nord de Cairns au milieu de cette forêt tropicale et pour cela nous avons traverser la rivière Daintree avec ce panneau que l'on rencontrera maintes fois aux abords des ruisseaux : ⚠ baignades interdites, attention aux crocodiles.
   Nous avions réservé au Cape Trib Beach House, une chambre dans un bungalow de 3 planqué au milieu de la végétation. A notre arrivée les 2 autres étaient occupées par une famille qui ... le monde est petit... ont reconnu Célia de la piscine où elle travaillait à Cairns.
   J'ai découvert d'où vient l'art aborigène en allant sur la plage. Ils mettent beaucoup de petits points dans leurs créations et là j'ai trouvé l'inspiration avec les "chefs d'oeuvres" réalisées par les petits crabes devant leur trou (milieu droite). Ils rejettent le sable en boulette réparties tout autour. J'y ai laissé mon souvenir éphémère!
   Ensuite pour la couleur il faut choisir des petits cailloux/galets tendres que l'on humidifie puis frotte sur une pierre pour obtenir une peinture "minérale"(milieu bas). Ne reste plus qu'a peindre (haut droite) et Célia a choisit de me faire une tortue (bas droite). C'est avec cela qu'ils se dessinent le corps quand ils font des fêtes traditionnelles ... ou "jouent" à l'aborigène typique dans les villes, comme à Sydney, pour récolter un peu d'argent.
"Le Casoar à casque (Casuarius casuarius) est un très gros oiseau d'un mètre soixante-dix de haut, pesant jusqu'à 70 kg, au plumage ressemblant à une chevelure, noir, rêche, avec un casque vert-brun qui surplombe la tête, un cou et une face bleue, une nuque verte avec deux caroncules rouges pendant sous le cou. Ses pattes sont grosses et puissantes, terminées par trois doigts; le doigt intérieur porte une griffe aussi dangereuse qu'un poignard. Mâle et femelle ont le même plumage, mais la femelle est plus grosse, avec un casque plus haut et des parties dénudées plus colorées. Les jeunes ont un plumage brun avec les parties dénudées plus pâles que les adultes.Son nom vient de son nom indonésien "casuari"." 
Plus gros membre de la famille des casoars, le casoar à casque se trouve dans les forêts tropicales humides des îles de Aru et Seram en Indonésie, en Nouvelle-Guinée et dans le nord-est de l'Australie. Il est très difficile à voir.
C'est un animal solitaire qui vit en couple uniquement pendant la saison des amours qui dure de juin à octobre. Le mâle construit un nid sur le sol dans lequel la femelle pond 4 œufs. Alors que la femelle s'en ira aussitôt après, éventuellement pour s'accoupler avec un autre mâle qu'elle choisira, le mâle va couver les œufs et élever les petits pendant une année au moins. Il est très dangereux à ce moment-là." : Wikipédia
   Le plus près que je me sois approché de cet oiseau est par ses crottes que l'on a vu lors de notre sortie de nuit (bas droite). Célia avait eu la chance d'en voir un dans un verger, car il adore les fruits, puis traversant la route, mais rares sont ceux qui le voient (en haut). Il est en voie d'extinction ce qui pose un gros problème car de nombreuses plantes dépendent de lui pour se reproduire. En ingérant, digérant puis rejetant les graines l'oiseau les rend fertiles. Sans ce processus, elles resteront stériles! Ceci est vrai notamment pour la grosse graine du podocarpus (prune violette milieu bas).
  Nous voulions voir des serpents et alors que nous mangions au restaurant, dans la cour en dessous un serpent d'arbre à traversé le jardin (haut gauche). On n'a pas pu le voir mais il a le ventre vert. Des araignées il y en avait plus que voulu et j'ai mieux aimé les papillons en nombre et de coloris différents mais en perpétuel mouvement. 
   Nous avons choisi de faire un marche en direction du nord car la carte nous indiquait un point d'eau sympa. Nous sommes bien arrivées dans le coin, mais n'avons pas osé nous enfoncer dans la forêt sur un semblant de chemin non balisé et ne saurons jamais si cela valait le coup. La perspective du croco au détour du chemin ne nous tentait pas. En revanche nous avons observé les voitures traverser la rivière (haut droite). C'est la route... ou devrais-je dire piste... la plus direct pour aller sur Cookstown; elle est praticable, à partir de cette zone, uniquement en 4x4. A chaque passage de rivière, le chauffeur descend et traverse en reconnaissance pour s'assurer qu'il n'y a pas trop d'eau ni trop de courant. Ceci est impératif!

jeudi 11 août 2011

Cairns - QLD S 16˚55' E 145˚46'

    Sydney ... fait. Plongée sur la grande barrière de corail ... fait. Allez, partons à la découverte de Cairns bourgade de quelques 100 000 habitants au nord-est dans le Queensland, à 346 km au nord de Townsville... et 800 km au sud de Cape York (1 des lieu où Célia a fait une expédition). Brisbane au sud ou Sydney se trouvent respectivement à 1707 et 2420 km. 
   Fondée en 1876 elle doit son nom au gouverneur fondateur de l'époque William Wellington Cairns. La ville a servi de centre économique pour les chercheurs d'or de l'Hodgkinson, mais a connu un déclin quand de nouvelles voies d'accès par Port Douglas furent développées. De nos jours la ville sert toujours de point de départ pour les produits de la région comme la canne ou les minerais, mais elle est surtout devenu un lieu touristique avec le développement des sorties sur la barrière de corail. Il y a un nombre incroyable de "backpackers" qui s'y arrêtent. De partout où l'on circule il y a des auberges, hôtels ou lieu de résidence à cet effet... courage, fuyons!!!  Pourquoi, ah oui je ne vous avais pas vraiment expliqué. J'ai testé la formule à Sydney et... et bien plus jamais c'est tout. C'est bon pour les petits jeunes tout frais émoulus, pas pour moi. Tout de même, cela restera un souvenir dont on rigolera!
   Revenons à la ville. Avant l'arrivée des colons européens, la région était occupée par les Irukandji, descendant de peuples aborigènes (arrivées sur le continent il y a environ 40 000 ans). C'était une région de mangroves et marécages et elle a été comblée par les roches de collines voisines, des boues séchées, des déchets de scieries de la région et des matériaux évacués pour construire la voie de chemin de fer reliant Herberton à Atherton. Le port fut crée en 1906 pour exporter les production locales.
   La ville est plate donc il est facile de naviguer en vélo ou à pied. Les rues sont comme j'aime à angles droits et on loge sur Martyn street, à 15 mn d'un centre commercial et 20 mn du front de mer. 
    Sacré front de mer avec ses 2,5 km de piétonnier et piste cyclable! Un régal pour s'y balader ou y faire des activités. Il y a un climat tropical et chaud avec en été (nov-mars) une saison de mousson et en hiver des températures douces. J'ai été surprise de découvrir des barbecue en accès libre répartis sur la longueur avec des noms d'oiseaux pour que les personnes puissent ce donner rendez-vous au héron ou à l'aigrette. Il suffit d'amener son casse-croûte car il y a la bouteille de gaz et même un point d'eau. Le soir le coin est très populaire et il semble que nombre mamans organisent les anniversaires de leur enfants en plein air. Normal quand on voit le nombre d'aires de jeu en libre accès. Des tout-petits au plus grands il y a des aires jeux, des aires aquatiques (jeux d'eau avec jets et bassins (milieu bas) ou une immense piscine (haut gauche) faisant face à la mer équipée de cabines pour se changer), un skate parc où se côtoient le post-ado avec sa planche de skate et le môme de 5 ans avec sa patinette.
  Et nous, et bien on s'est baladé et aussi amusé sur les appareils de gym répartis en plusieurs stations (haut droite).   
  C'est chouette de voir tous ces animaux différents dont on n'a pas l'habitude en pleine ville. Ceux-ci restent tout de même à distance raisonnable... Il vaut mieux car il y a des canaux et parmi les animaux il en est que l'on préfère ne pas avoir dans son jardin comme il y a peu. Un crocodile d'eau douce était sorti de son canal pour explorer les rues environnantes, et ce à quelques bloc seulement d'où loge Célia. Cela fait la une des journaux à Sydney, mais ici, c'est assez commun pour ne plus être étonné, juste être prudent et appeler les services appropriés. 
    J'ai découvert une nouvelle activité appelé le pole. Nous on a l'image des filles dans des bars le soir, mais ici c'est très populaire et pratiqué comme un sport. Ils font des spectacles, mais aussi des compétitions. Je me suis bien amusée à essayer de grimper, croiser mes pieds, serrer mes cuisses pour coincer la barre et me lâcher en arrière. Célia y arrivait bien et la 1ère impression est que l'on va glisser, mais en fait ça tient bien. Tout ceci au pris de quelques bleus tout de même quand on se lance pour tourner et que l'on claque un talon sur l'autre jambe :) J'ai adoré!
   A 10 mn à peine, en voiture, du centre ville direction Trinity beach, nous sommes allées à la recherche des wallabies. Certains les considèrent comme des pestes et les apprécient peu ou pas, mais dans l'ensemble ils font leur vie tranquille. Chez nous le long des routes il y des champs de vaches, et bien là c'était un champs de wallabies. La différence est qu'ils ne sont pas parqués mais sauvage. Ils arrivent des collines environnantes et doivent traverser la route ... à un fort coût pour leurs vies vue que c'est une voie express... pour venir pâturer dans ce beau champs. Cela aussi était magique!
   Comme nous sommes en territoire de forêts tropicales, il y a du bambou à foison le long des chemins. Entre eux qui sont géants, et les autres arbres encore plus géants, on se sent tout petit.
   Dans le jardin Publique/botanique se trouve un lieu appelé le Tank qui veut dire réservoir. A l'origine, lors de la 2ème guerre mondiale, la Royale Navy australienne a fait construire 3 réservoirs cachés parmi la végétation dense de la forêt tropicale. Une canalisation amenait le fuel vers la jetée de Trinity. 
   A l'abandon de nombreuses années, le council a racheté le terrain qui fait parti aujourd'hui du jardin botanique de 38 hectares, pour développer des lieux de cultures que ce soit expositions, rencontres ou spectacles. Aujourd'hui l'endroit est très populaire. Nous sommes allés voir le "théâtre" (haut gauche et milieu bas) et dans celui d'à côté une exposition (milieu haut et bas gauche).